Peintures en reliance à l’Âmour et au Divin ✨

Sometimes I feel like a cosmic Mermaid

"Sometimes I feel like a Cosmic Mermaid" par Aëlle - Acrylique et broyât de pierres semi-précieuses dans la première couche de vernis - 40cm x 33cm - fleur de Vie partiellement expansée, bleue sur fond bleu
Sometimes I feel like a Cosmic Mermaid – 40cm x 33cm

« Parfois je me prends pour une sirène cosmique. »

Cette affirmation peut prêter à sourire et induire des images ou des projections. Le processus est interne, je ne me glisse pas dans une queue de poisson ni ne m’apprête d’une quelconque façon. C’est un état d’être, retranscrit ici dans sa gaieté, dans cette forme de joie absolument indicible. Le titre est donc un petit clin d’œil.

Au début il était question d’une Fleur de Vie, de quelque chose à la fois d’expansé, de dessiné, d’à peine esquissé. Et très vite la création a dérivé. Sans surprise pour moi, alors je me suis prêtée au jeu. Et j’ai laissé les éléments s’assembler et s’essayer entre eux, pour figurer une reliance au Grand Tout.

Comme ces bleus qui évoquent tout à la fois la terre, la mer et l’éther. Imaginez une noyade fantastique qui vous entraîne à la fois dans une sensation océanique et simultanément tout à fait spatiale. Comme si vous étiez projetés dans le cosmos tout en même temps que vous nagiez dans les océans primordiaux. Voilà, vous y êtes.

C’est cette reliance entre les mondes, le fait que je suis tellement persuadée qu’en réalité au-dessus de nos têtes, il y a aussi des baleines qui volent par-delà les nuages. Elles n’ont pas la forme exacte des baleines de nos océans, mais cela n’a pas d’importance. Elles sont là aussi : c’est tout ce qui compte. (Ma réalité est relative. La vôtre aussi. Ceci posé, poursuivons.)

Dans ces voyages oniriques il y a une impérative nécessité à aller au-delà des mondes connus, de saisir l’invitation à plonger : c’est-à-dire à plonger à l’intérieur de soi, à aller visiter chacune de nos cellules. Tout autant qu’à ressentir comment chacune d’entre elles est reliée à bien plus grand… Et de se laisser glisser dans ce vertige des profondeurs, à perdre pied quitte à y laisser temporairement sa raison (en vrai, c’est bien plus simple ainsi !). Cela ressemble à ce moment où les plongeurs franchissent certains paliers, où les réactions corporelles commencent à induire des visions, signe d’une certaine ivresse des profondeurs. Ceux qui s’y abandonnent découvrent d’autres formes de vérités. Leur compréhension du monde est altérée, ce qui avec mes mots revient à dire qu’elle se modifie pour trouver une forme de justesse différente, qu’ils ramènent à la surface. Et donc à la conscience globale de notre monde, au bénéfice de notre humanité.

Ainsi il y a dans cette toile l’euphorie précise de cet instant, du « wahouu allez, j’y vais » doublée de la certitude qu’évidemment, je vais aussi revenir (profondément transformée et pour un temps, probablement habitée-hantée par ces visions jusqu’à les avoir intégrées). Se trouve également cette invitation explicite à se rendre dans son centre pour en partir et visiter les bords. Sauf que les bords n’existent pas : ils sont infinis. Donc comment est-ce que j’avance ? Comment est-ce que je plonge tout en gardant mon unicité ? Jusqu’où suis-je prêt.e à risquer mon intégrité ?

Il y a dans cette toile toutes ces questions et bien d’autres. Il y a une reliance aux étoiles, il y a de l’amour. Et cet amour pour moi est bleu. Bleu comme plein de choses : bleu comme quasiment tout, dans une gradation de teintes d’une couleur qui est un baume pour l’âme. Pour la mienne, en tout cas.

Hari Om

Aëlle