
Ce petit carton toilé est une discrète porte d’entrée vers les étoiles.
Les motifs presque aléatoires sont basés sur le tracé d’une Fleur de Vie. Leur rendu un peu psychédélique amène une impression contrastée et flashy, quand bien même le violet du fond peu varier d’intensité sous certains éclairages.
Shamballah
La référence à ce lieu légendaire transcrit la part assez incroyable qui s’est déposée ici.
Le jeu des contrastes permet à la lumière d’apparaître. C’est cette même grâce qui se manifeste lorsque les ombres subliment l’éclat de notre astre diurne. Dans cet équilibre, au centre de l’étoile se trouve le point d’entrée du fabuleux royaume qu’est Shamballah. Et la révélation du chemin à emprunter pour rejoindre ce cadeau absolument merveilleux, dans son absolue simplicité : suivre sa propre lumière.
Ainsi dans cette figure une invitation s’est déposée : aller voir se qui se passe à l’intérieur de soi-même en se laissant guider par les formes qui composent ses rondeurs, ses ondulations… Vivre cette expérience demande d’accepter de sembler perdre pied dans ces géométries pour voir apparaître certaines représentations. En effet, elles ne se laissent contempler qu’en des circonstances bien particulières.
Il y a un choix exclusif à faire : ramener de la douceur, de la confiance et une forme de rondeur presque maternante pour pouvoir aller visiter ces espaces. Cheminer dans ces lieux réclame d’avoir beaucoup de bienveillance pour soi-même. Ainsi drapés, les voies s’ouvrent.
Alors dans cette toile se trouve cette invitation double : être éminemment aligné en soi tout en ayant assez de lâcher-prise pour ne pas s’occuper de ce fameux centre. Il est question d’aller voir ce qui est au-delà de ce qui est à voir.
Du zen à la joie
Au cœur de toutes ces émanations créant ce lien entre les dimensions, des couleurs joyeuses, presque éclatantes se déploient. C’est là le plus beau des cadeaux : ce mariage entre les profondeurs de l’expérience mystique, ses variations et jeux subtils avec cet immense apaisement naissant d’intuitions nouvelles et d’encouragements émergeant à la lisière de nos perceptions.
De là naît la joie, à l’image de cette étoile éminemment féminine. Elle est ici représentée dans une rondeur, une douceur, une invitation à venir se centrer véritablement à l’intérieur de soi pour prendre conscience et écouter que peu importe l’espace duquel je pars – aussi terne, aussi ombrageux soit-il – il peut naître de la joie en revenant au centre : elle jaillit, tout naturellement. Elle a cette puissance qu’ont les étoiles de générer leur propre lumière, et de là apparaissent d’autres étoiles toutes aussi joyeuses et heureuses de venir habiter l’espace.
Il y a un jeu entre les couleurs vives, les contrastes, les points et une régularité qui ne l’est pas réellement qui invite à la fois à casser les rythmes et en même temps à s’y abandonner. La proposition est d’esquiver la perfection et l’ennui qui lui est attaché. Pour toucher ce qu’une légère altération apporte comme présent.
Le léger trébuchement provoqué me ramène alors à la conscience de mon état immédiat. Mon équilibre retrouvé d’une façon quasi réflexe, je peux retourner m’abandonner à mes rêveries fécondes, si propices à la naissance d’autres mondes.
Hari Om
Aëlle
