Je peins l’amour que je porte au Monde,
les couleurs sont l’expression de ma joie.

"Graceful Twin Taras" par Aëlle - Acrylique et broyât de pierres semi-précieuses dans la première couche de vernis - 60cm x 40cm - Yantra de Tara blanc avec un labyrinthe à 7 circuits doré au centre, sur fond vert, avec des glyphes galactiques dans les 8 pétales du lotus

Graceful Twin Taras

Ce Yantra est celui de Tara. J’ai une affection toute particulière pour cette déesse. Elle est ici représentée avec beaucoup de vert, alors qu’au départ je l’imaginais bien plus blanche, en réponse au Mantra révélé.


Note utile :
Dans le bouddhisme tibétain Tara est une bodhisattva dont chaque émanation a une couleur propre, la couleur ayant bien évidemment une qualité particulière. Le vert est la synthèse de toutes. Tara la Verte est associée aux soins (dans toutes leurs dimensions). Tara la Blanche est associée à l’amour maternel, la guérison, la paix et la longévité.


C’est quelque chose qui caractérise presque toutes mes œuvres : quand je démarre je n’ai aucune idée de ce qui va sortir. Je pars avec une idée, une envie, une intention et une fois arrivée au bout de la toile, jamais je n’aurais pu imaginer qu’elle puisse ressembler à cela ! Et celle-ci ne fait pas exception.

Tara m’a conduite à des endroits et dans des questionnements qui étaient assez bluffants pour moi. Bien évidemment le jalon du chemin de guérison s’est présenté, mais aussi une immense paix. Un peu comme si j’avais pu traverser un champ de mines en sachant que de toute façon, où que je mette les pieds, je n’avais rien à craindre. Je pouvais donc avancer, certaine d’arriver au bout indemne.
Le trajet emprunté ne m’empêchait pas de voir les pires horreurs, la question n’était pas là. Elle résidait dans la certitude absolue que quelles que soient les difficultés rencontrées, j’étais protégée. Littéralement.

Cette toile m’a bercée de cette conviction. Elle est venue stabiliser des fondations, ouvrir un champ des possibles et poser un baume à la fois très doux et très végétal sur certaines blessures qui étaient encore un peu à vif.

Et la magie de Tara, des deux Taras (même si la Blanche est très discrète), a amené une forme de profondeur. Elle est sensible à différents niveaux, avec encore une fois un motif qui m’est cher : ce fameux labyrinthe à 7 circuits. Il s’est logé à l’intérieur, dans une grande simplicité, tracé d’un discret fil fait de points d’or. C’est une nouvelle invitation pour le méditant, lui proposant un chemin à l’intérieur même du Yantra. Une fois dans cet espace où la Conscience a conscience d’elle-même, de plonger encore et parcourir ses propres méandres au-delà de ce que la divinité propose. C’est-à-dire de cheminer main dans la main avec elle à l’intérieur de soi et d’accepter de voir où est-ce que cela mène. Sans attente, sans projection, simplement nimbé de sa Grâce.

Hari Om
Aëlle