Je peins l’amour que je porte au Monde,
les couleurs sont l’expression de ma joie.

"L'un s'en dit des (1) {taires / terres} y {heurts / heures}" par Aëlle - Acrylique et broyât de pierres semi-précieuses dans la première couche de vernis - 92cm x 73cm - Sri Yantra pointilliste doré et rouge sur fond jaune vif avec des glyphes galactiques dorés

L’un s’en dit des (1) {taires / terres} y {heurts / heures}

Titre de l'oeuvre "L'un s'en dit des (1) taires / terres y heurts / heures" sous sa forme mathématique.

Une formule mathématique pour un embrasement intérieur…

Cette œuvre flamboyante déploie son énergie, sa radiance et sa joie, immensément de joie ! avec son seul feu intérieur.

Ce Sri Yantra s’est présenté de nouveau. J’explore, sans m’en rendre compte, l’association de chaque chakra avec cette figure ô combien initiatrice ! Merci Vincent de l’avoir vu avant moi, et de me l’avoir révélé alors que j’en étais arrivée au jaune. Mais bien sûr, sans suivre d’ordre particulier, si ce n’est celui qui m’est propre.

Ce jaune donc, ne pouvait être autrement que profond, chaleureux et irradiant de joie. C’est curieux car je n’ai pas beaucoup d’affinité avec cette couleur. Comme beaucoup de peintres, je la trouve compliquée à travailler, et risquée aussi. Il est facile de s’y brûler les ailes.

Récemment j’écoutais l’historien Michel Pastoureau raconter comment notre perception a évolué par rapport à cette couleur. J’ai eu alors comme des fulgurances en me rappelant tout ce qui m’avait traversée tandis que je peignais cette toile. Chaque point me ramenait à une forme de reconnexion. Et des points, il y en a quelques-uns ! Je ne sais pas si ce retour se faisait vers mon enfant intérieur ou à qui je suis intrinsèquement – et cela n’a pas beaucoup d’importance – mais ce simple retour à cet espace situé en moi s’est mis à vibrer et à se réjouir d’être activé.
J’ai eu envie de partager cette joie, de l’amener dans le monde et qu’elle émane littéralement de ce tableau. Pour qu’il devienne une fenêtre qui illumine le lieu où il sera accroché. Et les cœurs de ses habitants.
En tout cas, c’est ma proposition…

Je baignais dans ce sentiment puissant jusqu’à ce que les couches de vernis soient sèches. Quand je me suis assise devant cette toile et que je lui ai demandé son nom, j’ai été très surprise car il m’est apparu comme une forme mathématique. Ayant fort peu d’affinités avec cette science, c’est le moins que je puisse dire, je suis restée perplexe ! Même si je l’utilise pour les tracés de géométrie sacrée (et ma compta, avec des opérations simples), ce n’est pas dans mes habitudes de me représenter le monde avec son aide. Et pourtant, ici cette forme d’équation a ouvert des dimensions et m’a offert une compréhension nouvelle sur des éléments qui se trouvent dans cette œuvre. Notamment des transmutations qui se sont opérées dans l’acte de création même.

Passée la perplexité, j’ai saisi l’invitation pour la transcrire : rien ne résiste à un brasier intérieur, s’il est bien entretenu.

Et ça, je crois que c’est un immense cadeau en termes de résilience que de trouver comment être son propre gardien du feu.

Hari Om
Aëlle