Je peins l’amour que je porte au Monde,
les couleurs sont l’expression de ma joie.

"Mandala à piquants" dessin par Aëlle, encre de Chine sur papier, illustration pour l'article de blog "les dimensions du point", 2026

Les dimensions du point

Ce troisième article clôture (temporairement) la question de l’apparition des points dans mon langage artistique. Le précédent est à lire ici.

Le point alchimique

C’est une représentation courante : un point au centre d’un cercle.

Dans mon langage c’est « un point dans un (plus gros) point ».

Et c’est aussi un symbole alchimique.

Ami.e.s lecteurs et lectrices, je vous laisse la curiosité d’une petite recherche sur le sujet dans votre moteur ou IA préférée. (Conseil : munissez-vous de boisson et installez-vous confortablement, le chemin est aussi riche qu’il est long !)

De fait, quand je le réalise, point par point et point sur point, je me relie à ces significations, à ces symboles (oui, au pluriel, et comme vous avez fait la recherche suggérée au-dessus, vous savez ce que cela veut dire ^^).
Je me promène ainsi dans mes cartes mentales et je vais activer différentes significations en les déposant dans la matière.
Certain.e.s sourient en me lisant : oui, cela « traverse » la toile / le dessin, et quand vous le regardez en conscience, vous les activez à votre tour. Que vous en connaissiez ou non le sens n’a aucune importance. Il est.

Disclaimer

A toi ami lecteur sceptique, c’est tout à fait ok pour moi que tu me perçoives comme complétement « perchée », adepte des pseudo-sciences et que je perde en crédibilité. Ton jugement me passe complètement au-dessus pour une raison simple : je ne cherche la validation de personne. Je l’ai déjà dit, redit, écrit et je me répèterai autant de fois que nécessaire. Je témoigne de mon expérience. Et dans mon vécu, j’ai vu des personnes fondre en larmes devant mes œuvres et me dire « j’ai reçu un soin de ta toile » ou « j’ai compris quelque chose d’important ».
Je ne suis personne pour juger de la véracité du vécu d’autrui. Point.

Et si mes arts te touchent d’une autre manière, surtout dis-le moi ! Le formulaire de contact est là pour ça, de même que mes messageries sur les réseaux sociaux. Je te lirai avec curiosité et grand plaisir de découvrir ta façon à toi, personnelle et intime, de résonner avec ce que je produis.

Cartes mentales et promenades galactiques

Après cette parenthèse, je reviens à mes symboles ainsi activés et mes joyeuses balades imaginaires dans mes représentations des mondes. Elles sont très fortes. De ce que j’ai compris, leurs transcriptions graphiques sont parfois proches des cartes des rêves aborigènes.
Je fais ici un coucou à une musicienne incroyable dont les chants me transportent et qui se situe également à la confluence des univers : Deva Doya. Son titre « Mapping the Cosmos » est une bonne entrée en la matière.

Je me sens ainsi (un peu) moins seule au monde, un peu plus reliée à d’autres artistes de tous les horizons, même si je me perçois encore à la marge des « arts visionnaires ». (Je reviendrai sur ce sujet dans un autre article : la matière à déblayer est dense ici aussi !)

Les rêves donc, associés à des cartes mentales aussi plastiques que robustes et structurées (si si !), s’expriment dans mes œuvres. Leur agencement me dépasse bien souvent, et il me faut du recul pour recréer les liens. Mais quel bonheur de les voir se répondre, de m’offrir des clés alors que les années ont passé. Et qu’elles résonnent avec d’autres humains dont la sensibilité s’accorde un temps à la mienne.

Du point au rond…

A un moment, aujourd’hui je ne saurais pas dire exactement quand ni avec quelle œuvre, mais à un moment donc, les points et les bulles ont dialogué au-delà de leurs seules différences.

Je distingue ici le « point dans le point » du « point et de la bulle ». Ceci exclut donc le Bindu (point au centre des Yantras).

Dessin intitulé "Pendulum" réalisé par Aëlle, 2026, encre de Chine sur papier. Figuration abstractive, mandala, ligne claire et pointillisme.

Mes bulles (qui ne sont pas toujours rondes, mais bien souvent ovoïdes ou « patatoïdes ») sont venues à la fois rencontrer et compléter les points. Elles sont des extensions logiques, raisons pour lesquelles elles n’ont pas de point en leur centre : elles figurent le point lui-même. Comme s’il avait été coupé en deux et qu’à l’intérieur il y avait du vide. Et qui dit « du vide à l’intérieur d’un contenant » dit qu’il y a quelque chose.
Si je devais le translater je dirais qu’il y a le point en tant que solide, que matière. Et que dans cette vue en coupe l’intérieur est occupé par de l’antimatière (plus proche dans ma représentation mentale que du simple « vide »).
La membrane-cellule contenante et le centre-intérieur contenu dialoguent ensemble, alors même qu’ils ne forment qu’un tout.
Le lien avec le symbole Yin Yang dans sa représentation en trois dimensions est ici évident.

Le rond-point de l’articulation les langages

Avec cette description encore un peu brouillonne (qu’il est difficile de mettre précisément en mots des ressentis !), je commence à comprendre qu’il y a une dynamique proche des kirtans et des call-and-response qui s’y vivent.

Je n’irai pas bien plus loin, la photographie instantanée de ma réflexion et de mon auto-observation touche ici à ses limites. Elle conserve ses flous et ses parts d’ombres, et peut-être que dans plusieurs années, je serai capable de formaliser une pensée plus précise et claire.

Voilà, j’avais juste envie de partager ce petit focus sur ce sujet et de faire un état de l’art le plus proche possible de ma réalité immédiate au moment où j’écris ces lignes.

Je conclus avec un sourire et un petit clin d’œil à la ligne, grande « oubliée » de cette série d’article, alors qu’elle fait actuellement un retour fragmentaire sous mes feutres…
Affaire à suivre donc !

Hari Om
Aëlle