Je peins l’amour que je porte au Monde,
les couleurs sont l’expression de ma joie.

Détails de tableaux en cours de création pour illustrer l'article "Œuvres de commande".

Les œuvres de commande (talismans, gardiens et autres toiles canalisées/personnalisées)

Ahhh cet épineux sujet sur lequel… Je n’ai rien à montrer !

Et pour cause…

Un an après avoir peint ma première œuvre en tant qu’artiste assumée, j’ai réalisé ma première œuvre de commande. Immédiatement j’ai compris que je ne pourrais pas la montrer. L’exécution a été parfaite, la réception un moment incroyable. Mais il était hors de question que je dévoile sa forme et sa magie publiquement.

Une commande ? Un secret.

Occultiste, je disais.

Du coup, ces productions ne figurent même pas toujours à mon inventaire !

C’est vraiment quelque chose qui est important à comprendre : le pacte passé avec les personnes pour lesquelles je réalise ces œuvres consiste en un mot : « Motus ».

 Les œuvres ont un titre, elles sont signées, il y a un certificat d’authenticité et un ou plusieurs Mantras associés. Si un jour quelqu’un décide que mes œuvres méritent attention, il y aura moyen de réunir un inventaire abondé. Mais je crois qu’il sera incomplet et quelque part, c’est une bonne chose. Parce que la magie qui opère à ce moment-là, ce qui est mis comme intention et comme réalisation, ce qui est fixé appartient véritablement aux propriétaires de ces toiles et n’a aucune vocation à être rendu public.

Je conserve (évidemment) au regard du droit français un certain nombre de droits liés à la propriété intellectuelle. Mais le reste ne m’appartient plus. Il m’arrive de me souvenir que « tiens, avec cette couleur j’avais peint ce talisman-là » ou de retrouver un reste de mélange de pierres fines broyées avec le prénom du commanditaire sur le bocal. Et je n’ai plus souvenir de ce à quoi l’œuvre terminée ressemble. (La question de la mémoire est un sujet qui revient en filigrane, je le réalise en l’écrivant.)

Je ne garde pas trace, à tel point que je n’ai même pas de photos des œuvres une fois terminées ! Meilleur moyen ever que rien ne fuite 😀

La confiance, au-delà du business

Donc dans ces productions, dans ce rythme de production, je me situe complètement à rebours de tous les conseils du monde et j’assume à 110%.

J’ai déjà décrit une partie des procédés de prise de commande sur une page dédiée, je ne vais donc pas y revenir mais les curieux/ses pourront les lire ici, avec des témoignages (merci tellement merci à celles qui proposent spontanément d’en déposer).

J’ai juste une joie immense à me mettre au service de celles et ceux qui me font confiance. J’aime le challenge d’avoir à sortir de mes automatismes, de composer avec des contraintes (parfois très créatives, parole d’artiste !) et de voir jusqu’à quel point le résultat impacte durablement les heureux possesseurs de ces œuvres. Et peut aussi résonner dans les miennes par la suite.

La part de ce ruisseau dans l’océan de mes revenus est très variable d’une année sur l’autre. Je n’ai pas assez de recul pour la borner au moment où j’écris cet article. Par contre, je peux déjà souligner que de telles commandes me sont précieuses dans ce qu’elles offrent de confort, tant financier que dans la reconnaissance de mes talents. (Note à moi-m’aime : Si si, j’ai bien écrit cela !)

Un soutien réciproque

Et oui, quand un amateur d’art vient me voir et me dit « tu as carte blanche ! » c’est un cadeau merveilleux qu’il me fait. Et que j’ai à cœur d’honorer, même si je sais que je vais passer par tout un tas d’étapes, incluant celle des doutes qui réveillent à 4h du matin, des joies et des déclics, de la gorge nouée juste avant de montrer le résultat. Puis des moments purement magiques qui suivent sa réception…

Pour tout cela (et un peu plus encore) : je suis en gratitude.

Hari Om
Aëlle